UN CROCODILE FAIT DU « LONGE COTE » DANS LES EGOUTS PARISIENS

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Quand réalité devient légende.

Il y a quelques années dans les égouts parisiens au niveau du Pont Neuf, c’est tout simplement un crocodile de près d’un mètre qui vivait, tapi dans l’ombre. 

Et pas des moindres puisqu’il s’agissait d’un crocodile du Nil. Personne ne sait comment il a atterri là-bas. Et ce n’est même pas une mauvaise blague de notre ami Fanch Le Strat, le flic lorientais border line.

Ce qui est sûr c’est qu’Eleanore (c’est le nom donné au crocodile) ne traine plus ses pantoufles dans les égouts de Paris. Aujourd’hui, lui et ses congénères ne sont plus avec le dealer Free Style du roman Psychose à Douarnenez !

Il est en lieu sûr à Vannes (56) où il prend du bon temps. Prait qu’il a pris un peu de poids et mesure désormais 3 mètres de long. Sacré tapis de bains pour ceux que ça intéresse…

Et Eleanore n’a pas fini de nous étonner…  Il faut dire que la durée de vie moyenne d’un crocodile est d’environ 100 ans.big_80488-21

Extrait roman PSYCHOSE A DZ Au coin des lèvres, il reconnu le goût métallique du sang qui s’en échappait. La lèvre supérieure était fendue. Il avait pris un très mauvais coup. Il sentait déjà la fine peau se décoller de la chair. Elle gonflait sous le bout de sa langue. Ca pissait le sang mais ce n’était pas ce petit bobo qui le mettait en panique. A présent, autre chose l’inquiétait. Il en grelottait de peur. Une angoisse terrible qui s’accentuait au rythme d’un bruit singulier. Entre les murs d’ossements, un bruit de chaines qu’on traine accompagné d’un sinistre Clap – Clap se rapprochait.

Encore lointain, le bruit métallique venait de la droite. Dans son dos. Le danger vient généralement des arrières. Tentant de garder la tête froide, il oublia le canon froid posé sur la tempe. Il y avait du mouvement venant du fond.  Ca semblait venir de l’endroit opposé où on l’avait traîné. Là bas, dans le cloaque. Il se déboita la tête pour scruter les formes dansantes dans la nuit caverneuse. Quelqu’un avait laissé dans le mur gravées en lettre noires « Ils furent ce que nous sommes. Poussière, jouet du vent. Fragiles comme des hommes. Faibles comme le néant ».

Le canon s’enfonça. L’homme à terre agitait ses mains, patouillant dans le sol boueux. Il lâcha un cri qui s’étouffa dans sa gorge sèche. Le métal creusa une auréole irradiant la veine violette de sa tempe. Clap-Clap. La première phalange de l’index s’était repliée sur la queue de détente. Un froncement de sourcil et le coup de feu partait. La mâchoire crispée sondait désespérément le cloaque. Une forte odeur de poisson pourri s’éleva des eaux stagnantes des égouts. Plusieurs Clap-Clap approchaient au ras du sol tirant des silhouettes debout aux lignes confuses. A leur lenteur, il estima que les formes se muant maladroitement au sol devaient être longues et massives.  Clap- Clap. Quand tu entendras les claps claps, ce sera trop tard…

Lorsque les deux paires d’yeux s’alignèrent à quelques centimètres de sa tête, il pensa que sa dernière heure venait d’arriver. Puis, il se souvint de la comptine que la nounou lui fredonnait quand il était enfant : « Un crocodile, s’en allant en guerre, disait au r’voir à ses petites enfants. Traînant ses pieds dans la poussière, il s’en allait combattr’ les éléphants ». La voix gouailleuse de Free Style aboya dans ses tympans en même temps qu’il releva le canon de son arme.

-          Alors l’artiste, t’en dis quoi ?